Caroline Bach, photographe, qui a amorcé en 2006 le projet intitulé Le cycle du travail composé aujourd’hui de dix séries photographiques et de roman-photo, nous a présenté ce soir là, une partie de ces séries.
Pierre kirgo, psycho-sociologue du travail qui, nous a éclairés sur la perte de sens au travail à travers l’exemple de l’acédie et de sa résonance actuelle dans le monde du travail.

Le dîner fut ponctué d’une dégustation  prestigieuse de vins du Clos de Vougeot, ce  grand cru bourguignon entièrement clos de 51 hectares sans équivalent au monde.  Ce clos est la création des moines de Cîteaux, que les pères de l’Eglise ont jadis mis au travail pour répondre notamment au problème que posait l’acédie.

Dans un cadre inhabituel pour un FlyingDinner (Bureaux, Paris 9eme), les papilles de chacun ont profité de mets tout autant  inhabituels élaborés en référence aux menus ouvriers et à la cantine d’entreprise, un dessert signé par un Meilleur Ouvrier de France, et des produits gastronomiques issus du travail monastique.

Le dîner a commencé par une très belle bulle champenoise apéritive de la côte des blancs (épanouie pendant trois ans dans la cave de Lindaboie), servie avec le traditionnel briquet des mineurs, sandwich idéalisé ce soir-là par une divine terrine.
Une saine soupe de légumes préparée par Anne-Catherine Bley créatrice du Bar à Soupes a été proposée avec Le Clos Blanc de Vougeot 2007 du Domaine de la Vougeraie, le vin de messe des moines pendant plus de 700 ans. Sur une joue de veau mijotée en cocotte par le restaurant QueduBon de Léo et Gilles Bénard, jadis, dernier restaurateur parisien à défendre le menu ouvrier sur son ardoise, nous avons dégusté deux Clos de Vougeot  somptueux : le  Clos  de Vougeot Vieilles Vignes 2003 de Dominique Laurent  et le Clos de Vougeot du Château de la Tour 2001. Le premier est élaboré par un homme qui se passionne depuis toujours pour  principes de vinification et d’élevage pensés par les moines cisterciens et le second par François Labet pour le Château de la Tour, le plus important producteur du clos, dont les vins depuis quelques années atteignent une puissance et un raffinement aromatique inouïs.  Avec la Tête de Moine, nous avons dégusté un vin haut en saveurs issu lui aussi d’un vignoble de création cistercienne : le chablis premier cru Côte de Lechet 2001 de  Daniel-Etienne Defaix. En interlude, nous avons ouvert la bouteille mascotte des FlyingDinners, le Schloss Johannisberg Grünlack Riesling Spätlese 2009  et avons terminé avec  une Religieuse de Rêve signée Dalloyau, dont la préparation est chapeautée depuis peu par Yann Brys, Meilleur Ouvrier de France. Un accord parfait et dynamisant  a été constaté avec la Chartreuse jaune, Cuvée des Meilleurs Ouvriers de France.