Heaven de Philippe Perrin (FD Novembre 2011) Installation Eglise Saint-Eustache du 11 au 20 Novembre 2011 à l’occasion des 400 ans de l’Oratoire.

Les FlyingDinners, par leur format inédit suscitent beaucoup de questions. Voici les principales répertoriées :

Est-ce habillé ? Pour le confort de tous, venez vêtu, mais le style reste libre.

Si on est timide ? Le FlyingDinner vous soigne.

Si on est seul ? Venez à deux. Sinon, rassurez-vous, on ne se sent jamais seul aux FlyingDinners… et peut-être plus jamais ensuite.

Si on n’est pas mondain ?  : Pas d’inquiétude, nous ne le sommes pas non plus…enfin, pas toutes les deux.

Si on est mondain ? Pas d’inquiétude, nous le sommes aussi…enfin, l’une d’entre-nous surtout.

Qui reçoit ? Linda Grabe et Samantha Barroero. Une blonde et une brune qui ont créé les FlyingDinners® par goût prononcé pour le vin et l’art contemporain.

Il y en a souvent ? A peu près un par mois.  Le programme est annoncé sur www.flyingdinners.com

Faut-il tout savoir en art ? Non. D’ailleurs, qui peut y prétendre ? Mais les convives les plus avisés partagent leurs connaissances ou leur point de vue avec beaucoup de générosité. De quoi être à l’aise.

N’est-ce pas un peu cher?  La réponse -comme la question- est trop subjective pour s’y risquer. Mais nous savons qu’une paire de chaussures neuve de très mauvaise facture coûte aisément 125 euros. Nous pouvons aussi affirmer objectivement  qu’un repas classique au restaurant avec les vins et la nourriture en qualité et quantités identiques à celles que nous vous proposons couterait au moins le double.

Faut-il tout savoir en vin ? Non. D’ailleurs, qui peut y prétendre ? Mais les convives les plus avisés partagent leurs connaissances ou leur point de vue avec beaucoup de générosité. De quoi être à l’aise.

Faut-il avoir de la conversation ? :…Comment dire…on en tous un peu, non ? Mais, rassurez-vous,  une bonne écoute, un bon coup de fourchette et un honnête lever de coude suffiront déjà au succès de votre soirée. Sinon, les conversations ne sont jamais des joutes d’ego gonflées au glutamate mais des échanges détendus et déliés au grand vin anti-oxydant .

Faut-il écouter toute la soirée des collectionneurs qui spéculent sans fin sur ce qu’ils ont en cave ou au-dessus de leur canapé?  Non. C’est techniquement impossible car nous appliquons une politique de quotas extrêmement stricte sur cette population.

C’est quoi votre business plan? …Peut-on dire que depuis toujours, nous avons essayé de ne pas perdre notre vie à la gagner ? Mais que, l’âge aidant, nous essayons de la gagner suffisamment pour vivre dignement notre vie de vieille dame indigne à venir.

Que signifie FlyingDinner?  Pourquoi « Flying »? J’imaginais le diner dans l’avion au début. Pouvez-vous m’expliquer le sens de ce mot ? « Flying » fait référence à des activités diverses non cantonnées à un espace donné. Par exemple,  les « flying winemaker »  sont des œnologues qui font du vin là où on les convoque ; les « Flying Circus » sont des sketch qui font rire où que l’on soit. Les FlyingDinners sont donc en déplacement permanent.

Ça sert à quoi un FlyingDinner? A rien, sinon à se réunir en aimable compagnie, à bien boire et à bien manger. En plagiant Olivier Mosset, nous pourrions dire que tout ceci est indéfendable mais a le mérite d’exister.

Pourquoi l’intervenant n’a-t-il rien à voir avec le monde de l’art contemporain ? Le croisement des genres est l’une des clés de succès des FlyingDinners. L’intervention peut donner une perspective nouvelle à la compréhension de l’œuvre artistique, provoquer un débat inattendu au regard du travail de l’artiste, ou aussi, ne rien susciter du tout… C’est la possibilité d’un FlyingDinner.